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frais de scolarité

Etudiants étrangers : faut-il différencier les frais de scolarité ?

Etudiants étrangers : faut-il différencier les frais de scolarité ?

 

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L’OCDE s’interroge aujourd’hui sur les conséquences de la différence des frais de scolarité entre les étudiants nationaux et les étudiants étrangers.

 

 

Dans une note publiée en avril 2017, l’OCDE annonce que 20 des 38 pays de la zone mettent en place des frais d’inscription supérieurs pour les étudiants étrangers.

 

Ce constat, à la suite à l’étude « réformes des frais de scolarité et mobilité internationale » pratiquée par l’OCDE, met en lumière la stratégie mise en place par les différents pays de l’OCDE.

 

 

C’est d’ailleurs lors d’un débat visant l’augmentation des frais à l’université pour les étudiants étrangers que le président français Emmanuel Macron s’était déclaré favorable à une réflexion sur ce sujet.

 

 

Le rapport de l’OCDE démontre d’ailleurs que plusieurs situations existent dans la zone économique de l’OCDE.
Par exemple, au Danemark et en Suède, seuls les étudiants étrangers payent des frais d’inscription. En Australie, au Canada ou encore aux États-Unis, les étudiants étrangers doivent payer plus du double des frais pour accéder aux études supérieures.

 

 

Suite à cette différenciation des frais de scolarité, l’OCDE s’est penchée sur ses effets en étudiant le cas de trois pays sur une période de 10 ans : la Suède, le Danemark et la Nouvelle Zélande.

 

 

En 2006, la Nouvelle-Zélande a proposé de baisser les frais de scolarité des étudiants étrangers au même niveau que celui des étudiants nationaux, ce qui a permis l’augmentation du nombre d’inscrits en Nouvelle-Zélande.

 

 

A l’inverse, le Danemark, la même année, a pris la décision d’introduire des frais de scolarité pour les étudiants étrangers inscrits dans des formations de cycle court, ce qui a considérablement diminué le nombre d’étudiants inscrits en 2006.

 

 

Ce n’est que quelques années plus tard que la Suède a suivi le modèle mis en place par le Danemark, ce qui a engendré une baisse des inscriptions de 80% sur l’année 2011-2012.

 

 

Quid de l’apport financier des étudiants étrangers aux établissements d’études supérieures ?

 

Les frais de scolarité, même s’ils ont le plus souvent pour conséquence une baisse du nombre d’étudiants, permettent de couvrir une partie des dépenses des établissements.

 

Pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande par exemple, ces frais permettent de couvrir près de 30% des dépenses de leurs établissements.

 

Nonobstant des variations d’application des frais de scolarité aux étudiants étrangers, l’OCDE a pu constater que les frais de scolarité n’étaient pas forcément un élément décourageant pour les étudiants qui souhaitent réaliser des études dans d’autres pays.